Comme nous nous y attendions, l’affirmation du Parti National Breton dans le débat public breton entraîne la panique de boutiques politiques qui, depuis des décennies à présent, subvertissent l’idée bretonne pour en faire une annexe de la gauche hexagonale. Depuis sa fondation, le PNB se donne pour objectif de redresser l’Emsav en l’ancrant dans l’héritage de Breiz Atao, c’est-à-dire dans sa continuité et sa cohérence historique. Ce retour de l’Emsav à un moment charnière suscite les réactions hystériques des adversaires du nationalisme breton, idiots utiles au service du statu quo.
Dans un récent article publié sur le site du petit groupe marxiste “Terre et Liberté” (disponible ici), des plumitifs de l’extrême-gauche régionaliste se sont livrés à une charge grotesque contre le PNB. Ce texte, dégoulinant de mauvaise foi, illustre à merveille la dérive morale et intellectuelle d’une mouvance qui prétend défendre la Bretagne tout en jouant le rôle de garde-chiourme de l’ordre établi, reprenant au passage ses méthodes. Loin de se contenter d’une critique argumentée, les auteurs sombrent dans la calomnie, la caricature et une hypocrisie qui trahit leurs véritables intentions : saboter toute tentative de renaissance nationale bretonne authentique. Face à cette attaque, nous devons rétablir la vérité et défendre la légitimité du PNB, tout en exposant les vices rédhibitoires de ces accusateurs autoproclamés. C’est aussi un exercice de critique nécessaire, tant la faiblesse théorique des individus précités est patente et démontre, s’il en était encore besoin, la nécessaire action de clarification du PNB.
Esprit de clocher, médiocrité théorique
Dès les premières lignes, les auteurs dévoilent leur jeu : ils ne cherchent pas à comprendre, encore moins à débattre, mais à salir. Leur plume trempe dans le venin de la diffamation, qualifiant le PNB de “pseudo-parti” et ses militants de “néonazis” ou de “suprémacistes”, jargon habituel de la gauche hexagonale. Si le PNB était un “pseudo-parti”, en dépit de sa force militante présente dans la plupart des régions de Bretagne et de ses actions de terrain régulières, que devrait-on dire de “Terre et Liberté”, qui brille par son inexistence, si ce n’est pour diffamer, sur Internet, la seule formation nationaliste bretonne ? Que cette petite association marxiste emploie son énergie contre le PNB et ses militants sincères prouve par l’absurde sa véritable fonction : empêcher la renaissance de l’Emsav.
Cette absence de rigueur intellectuelle est le premier défaut logique de l’article : des assertions gratuites tiennent lieu d’arguments, une méthode typique des propagandistes qui préfèrent l’insulte à l’analyse. Moralement, les auteurs se placent en juges autoproclamés des consciences bretonnes, s’arrogeant le droit de décréter ce qui est “révulsant” pour le peuple breton, comme s’ils en étaient les porte-parole légitimes. Cette arrogance, d’autant plus déplacée qu’elle transpire d’une association anecdotique, illustre l’aveuglement et le sectarisme de gens qui se soucient davantage de leur narcissique et prétendue suprématie morale que des intérêts concrets et immédiats de la Bretagne nationale.
Les auteurs vont plus loin en focalisant leurs attaques contre des figures comme Erwan Pradier et Hervé Archier, les réduisant à des caricatures grotesques. Ces railleries puériles visent à humilier, non à réfuter, en floutant volontairement leur parcours pour mieux les diaboliser et nier leur engagement sincère pour la Bretagne. Quel est le premier reproche de ces plumitifs qui s’opposent essentiellement au PNB en raison de son refus de l’immigration de peuplement ? Que ces Bretons soient des Bretons de la diaspora qui reviennent non seulement en Bretagne, mais s’engagent pour leur pays au sein du PNB et contribuent à son développement. En somme, nos très doctes immigrationnistes se livrent à une mesquine xénophobie de clocher contre des Bretons de l’extérieur, croyant délégitimer par ce moyen le PNB en son entier. Inutile de dire que jamais ces auteurs n’oseraient recourir à cette prose à l’endroit des migrants du tiers-monde qui, trop souvent, s’illustrent dans la rubrique des faits divers de Rennes, Nantes ou Brest.
Nous devons nous arrêter sur cette idée absurde, dénuée d’expérience pratique et théoriquement fausse, selon laquelle le nationalisme breton serait produit par des nationalistes bretons qui apparaîtraient spontanément en Bretagne. Le nationalisme breton, comme mouvement dialectique, est un saut de conscience et d’action qui se développe à partir des Bretons insérés dans la société française, dont la Bretagne est une partie, quoi que l’on en pense. De toute évidence, le nationalisme breton ne peut croître sans attirer à lui les Bretons qui évoluent dans cette société. L’Emsav est lui-même le fruit d’une lente émancipation théorique qu’ont inspirée des courants d’idées français, eux-mêmes révélant les contradictions de la Bretagne absorbée par l’État français, sans toutefois s’y limiter. Il n’y aurait pas d’Emsav sans les intellectuels bretons du XIXe siècle, issus de la contre-révolution monarchiste, qui en ont posé les bases à travers le régionalisme de droite, à l’instar de Régis de l’Estourbeillon, d’Hersart de la Villemarqué, d’Anatole Le Braz ou d’Arthur de la Borderie.
Ce régionalisme a ensuite suscité un mouvement plus large de prise de conscience ethnique puis nationale, au point d’attirer à lui d’importants contributeurs situés dans tous les courants politiques français, notamment ceux issus de la diaspora bretonne. Phénomène classique de tous les courants révolutionnaires, les activistes de la libération nationale sont souvent formés dans les écoles de la puissance occupante, en apprennent la pensée et les méthodes, en perçoivent les limites et, loin de s’y fondre, s’y opposent progressivement. Citons quelques Bretons qui illustrent cette permanence : ainsi d’Émile Masson, mort à Paris, intellectuel actif dans les mouvements anarchistes français, que l’on retrouva au sein du premier PNB (1911) fondé par Camille Le Mercier d’Erm, lui-même né à Niort. Ce dernier, avec son journal Breiz Dishual, a été le puissant inspirateur de la jeunesse nationaliste qui a bourgeonné à la fin de la Première Guerre mondiale. Comment ne pas évoquer à cet égard Morvan Marchal, à qui nous devons notre drapeau national, qui vint au nationalisme breton dans les cercles de l’Action française, porteuse alors d’une formule régionaliste, où il rencontra Job de Roincé, né dans le Maine, et qui fonda avec lui et d’autres militants monarchistes français le Groupe régionaliste breton – Union de la jeunesse bretonne, que devaient rejoindre Olier Mordrel, né à Paris, et François Debauvais. Ce trio sera le fondateur de Breiz Atao, la matrice fondamentale de l’Emsav, le nationalisme ethnique stricto sensu. C’est cette matrice qui suscitera de nombreuses vocations à sa suite, comme celle de Yann Fouéré, né dans le Gers et éduqué à Paris, ou de Yann Sohier qui, quoique membre du Parti autonomiste breton puis du Parti national breton de Debauvais et Mordrel, nourrissait une proximité avec le Parti communiste français.
La Bretagne n’évolue pas en vase clos, et c’est encore plus vrai de sa diaspora. Loin d’être surpris et encore moins gêné par le fait que des Bretons aient acquis une expérience politique dans des formations françaises, le Parti National Breton se félicite d’amener à lui des Bretons qui, sans son existence, n’auraient pas trouvé le chemin de la lutte pour l’émancipation nationale. Il faudrait être idiot, borné et déterminé à rester improductif pour agir différemment. Le PNB veut créer une école militante qui garantisse la transmission nationaliste pour que, justement, ce processus s’intensifie et que le nationalisme breton, enfin vainqueur de la pollution cosmopolite du régionalisme de gauche, s’enracine à nouveau en Bretagne.
Une logique bancale et une hypocrisie criante
Attardons-nous encore sur ce château de cartes logique qui s’effondre dès qu’on l’examine. Ces marxistes reprochent au PNB de flouter les visages de ses militants, y voyant une preuve de honte ou de clandestinité. Mais, dans le même souffle, ils déplorent leur présence publique à visage découvert lors d’événements comme celui de Karaez, le 1er mars 2025. Cette gymnastique intellectuelle illustre un parti pris aveugle, où la conclusion précède les faits, et trahit la mauvaise foi de nos adversaires : que les membres du PNB agissent au grand jour ou pas, ils seront de toute façon vilipendés par les partisans du système.
Pire encore, les auteurs accusent le PNB de “noyautage” et de “sabotage” de l’Emsav, bien que le PNB soit le seul mouvement qui représente l’Emsav aujourd’hui, tout en passant sous silence les divisions internes chroniques du “mouvement breton” – qu’on ne doit pas confondre avec l’Emsav – et qui sont entretenues par des décennies de querelles idéologiques alimentées par l’extrême-gauche elle-même. Qui sabote vraiment l’Emsav ? Le PNB, qui propose une vision nationaliste claire et unitaire pour une Bretagne souveraine dans la droite ligne de Breiz Atao, ou ces éternels doctrinaires à la remorque de la gauche française qui préfèrent les leçons de morale aux actions concrètes ? L’hypocrisie atteint son comble lorsqu’ils fustigent la “victimisation” du PNB face à une prétendue “dictature gauchiste”, alors que leur propre texte appelle à l’exclusion pure et simple des nationalistes bretons du débat public. Qui joue les victimes, sinon celui qui pleure sur une Bretagne soi-disant menacée par une poignée de militants nationalistes, tout en réclamant leur censure ?
La légitimité du PNB : un renouveau breton authentique
Face à cette campagne de dénigrement, le PNB, fondé en 2021, incarne une réponse légitime et nécessaire aux défis actuels de la Bretagne. Loin des fantasmes que lui prêtent les marxistes de “Terre et Liberté”, le parti s’inscrit dans une volonté de rupture avec la soumission au centralisme français et la tiédeur d’un “mouvement breton” enlisé dans ses compromissions. Le PNB propose une vision nationale bretonne moderne, ancrée dans une identité forte et une ambition souveraine.
Le PNB ne cherche pas à imiter “l’ultra-droite française”, comme le prétend l’article. Au contraire, il rejette l’impérialisme français pour promouvoir une Bretagne nationale, libre, unie et maîtresse de son destin. Sa stratégie, exposée à l’été 2024, vise à dépasser les stéréotypes pour s’adresser à tous les Bretons, sans renier sa radicalité, c’est-à-dire la critique des racines des problèmes existentiels qu’affronte la Bretagne contemporaine. Cette ambition de respectabilité n’est pas une façade, mais une nécessité pour rallier un peuple lassé des divisions et des reniements. Loin d’être un “groupuscule fasciste”, le PNB est une force politique qui répond au vide laissé par ceux qui démontrent leur incapacité à s’adapter aux enjeux du XXIe siècle.
L’article de “Terre et Liberté” n’est qu’un symptôme de la panique d’une extrême-gauche bretonne en perte de vitesse. Incapable de proposer une vision cohérente pour la Bretagne, elle se réfugie dans la diffamation et la morale de pacotille pour tenter de discréditer le PNB. Mais les Bretons ne sont pas dupes : ils savent reconnaître la sincérité d’un mouvement qui ose affronter le centralisme français et ses valets locaux, là où ces cabines téléphoniques s’enlisent dans la complaisance à l’égard des graves menaces qui pèsent sur la Bretagne : immigration de masse, islamisation, déclassement social, absence d’autonomie, etc. Le PNB de 2021 est une force jeune et vive, légitime et porteuse d’espoir. Nous réaffirmons notre engagement : bâtir une Bretagne souveraine, fière et débarrassée des parasites qui la gangrènent. Que l’extrême-gauche continue ses pleurnicheries ; le peuple breton, lui, saura choisir son avenir.
Nous terminerons notre propos en citant Olier Mordrel, porteur du flambeau breton :
« La Bretagne, pour laquelle tant d’hommes se passionnent et se battent, qu’est-ce donc ? Qu’y a-t-il de vraie richesse, qu’y a-t-il d’éphémère et de permanent derrière ce nom pour la survie duquel quelques-uns sont morts ? Il y a dans le Celtisme un principe qui est le contrepoids du mythe dévastateur du Progrès. Les Celtes n’ont jamais songé à sacrifier ce que nous appelons la qualité de la vie à l’appât du gain, ni à l’encadrement de l’existence dans un but de puissance. Ils ne voulaient ni du livre qui canalise la pensée, ni de la ville qui enferme dans des murs et corrompt par les promiscuités. »
Budig Gourmaelon