Ephéméride national breton : 25 décembre 1986, disparition de Moadez Glanndour, poète de langue bretonne

Ephéméride national breton : 25 décembre 1986, disparition de Moadez Glanndour, poète de langue bretonne

[ISTOR BREIZH] Maodez Glanndour, dit également Loeiz ar Floc’h, Louis Augustin Le Floc’h à l’état-civil (né en 1909 à Pontrieux et mort le 25 novembre 1986 à Louannec), est un prêtre catholique et un écrivain breton de langue bretonne.

Recteur de Louannec, il est le créateur de diverses revues en langue bretonne : Studi hag Ober, consacrée à la recherche théologique, à l’édition de textes liturgiques pour les célébrations religieuses en langue bretonne ; Kaieroù Kristen ; Gwerin « précieuse collection » (Y.B. Piriou) consacrée à l’édition de collectes folkloriques de chansons bretonnes populaires ; Ar Bedenn evit ar Vro.

Ces revues, parues principalement entre 1940 et 1970 de façon assez sporadique, étaient par définition réservées à des publics motivés.

Auparavant il a participé à la réforme de l’orthographe unifiée du breton en 1941.

Il est l’auteur de plusieurs traductions en langue bretonne des textes grecs des Évangiles et des textes originaux hébreux de la Bible en collaboration avec l’Abbé Gwilherm Dubourg avec qui il travailla sur ce projet commun pendant de nombreuses années.

L’essentiel de son œuvre est constitué par ses poèmes, recueils tels que Troellennoù Glas (Les Spirales bleues), Bragerizoù Ene (Les Bijoux de l’âme), parus en 1937 et en 1939 dans Gwalarn, grands poèmes tels que « Imram » (« Navigation ») (Sterenn, 1941), « Milc’hwid ar serr-noz » (« Le mauvis du crépuscule ») (1946), qui a été traduit en français par Armand Robin.

L’ensemble, à l’exception du « Milc’hwid », a été réuni en 1949 en un recueil : Komzoù bev (Paroles vivantes) réédité en 1984 par Al Liamm. En 1949, également, « Telenngan d’an teir vertuz » (« Ode aux trois vertus »). En 1951, « Kanadeg evit Nedeleg » (« Cantate pour Noël « ) rééditée en 1984 par Al Liamm avec « Milc’hwid ar Serrnoz » en un volume sous le titre de Telennganoù. En 1979, « Vijilez an deiz diwezhañ » (« Nocturne du dernier jour »), le dernier et peut-être le plus dense de ses grands poèmes, le plus prophétique. En 1983, « Va levrig skeudennoù » (« Mon petit livre d’images »). Pour Yann-Ber Piriou, “c’est un de nos plus grands poètes contemporains. D’aucuns disent même le plus grand.”.

Maodez Glanndour était également philosophe. Deux recueils de textes chez Al Liamm, Kregin-mor (Coquillages marins) 1987, Dre inizi ar Bed Keltiek (Par les îles du monde celtique) 1991.

Il a également beaucoup étudié la littérature orale (chants…), et a effectué de nombreux collectages. On lui doit, en collaboration avec Jean-Pierre Foucher, un recueil de poèmes populaires de Bretagne (2 tomes chez 10-18, 1977), Le Brasier des ancêtres (édition bilingue). 

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23 novembre 1812 : après 20 ans de guérilla, le colonel chouan Jean Le Paige de Bar meurt au combat contre les hordes républicaines françaises

23 novembre 1812 : après 20 ans de guérilla, le colonel chouan Jean Le Paige de Bar meurt au combat contre les hordes républicaines françaises

[ISTOR BREIZH] Jean François Edme Le Paige de Bar fit ses études au petit séminaire de Plouguernével, puis au collège de Quimper et fit son droit à Rennes, devenant ensuite avocat au Parlement de Bretagne, mais ses débuts ne furent guère brillants et il accumula les déboires, y compris dans le commerce des sardines qu’il tenta lui aussi. En 1790 il est endetté, sans ressources ni moyens d’existence.

Le 28 septembre 1792, il émigre en embarquant à Névez avec plusieurs autres personnes et on le retrouve en Espagne en février 1793, s’enrôle dans la légion de Saint-Simon et est blessé devant Saint-Jean-Pied-de-Port. Il revient à Concarneau dans le courant de l’année 1794 et se rend dans les Côtes-du-Nord où il commence à recruter une troupe de chouans, dénommée la 9e légion, dite du Finistère, mais qui va exercer son activité principalement aux confins des trois départements des Côtes-du-Nord, du Finistère et du Morbihan et dont il reçoit le commandement, collaborant avec d’autres chefs chouans du Finistère comme Michel Armand de Cornouaille, Jonathas Jean Coroller de Kervescontou, Marie Hyacinthe de Geslin, Élie Lubin Marie Frollo, etc.

La troupe de chouans de « De Bar »

Cette troupe de chouans commence en 1795 à commettre des et surtout de nombreux assassinats d’agents du régime républicain, comme ceux de Jean-Michel Gourlaouen ; greffier de justice de paix à Querrien, le 5 octobre 1795 (13 vendémiaire an IV); de Cavelat, curé constitutionnel et Guillaume Bernard, juge de paix à Kernével dans la nuit du 17 au 18 octobre 1795 (25 au 26 vendémiaire an IV), etc. Fin 1795 et début 1796, cette bande de chouans exerce principalement son activité dans le Finistère, racolant de force si besoin mécontents et déserteurs, vagabonds et prisonniers de droit commun évadés (y compris du bagne de Brest) et commettant de nombreux éliminations d’ennemis (par exemple, celui de François Canaff, vicaire de Saint-Yvi, le 2 mai 1796, celui de Jean-Julien-Marie Robert, notaire à Trégunc le 6 mai 1796, de Jacques Lavalot, vicaire de Saint-Evarzec le 9 mai 1796, etc. De Bar est momentanément arrêté le 26 messidor an IV (1er juillet 1796) par le commissaire de Concarneau, mais relâché dès le lendemain par le commandant de la place de cette ville.

Après un moment de calme relatif fin 1795-début 1796, la 9ème légion reprend du service en juin 1797, assassinant par exemple le 21 novembre 1797 un certain Le Clech à Langonnet car cet ancien chouan refuse de reprendre les armes. Dans la nuit du 26 au 27 avril 1798 (7 au 8 floréal an VI), une équipe de 20 à 25 chouans attaque et brûle la maison du percepteur de Motreff et le 3 mai 1797 un groupe de 15 à 18 hommes attaquent pour le voler Gilles, un agitateur jacobin de Scaër, etc. Le 23 avril 1797, De Bar reçoit des Anglais 1 800 fusils au Petit-Moros dans la baie de La Forêt près de Concarneau. Fin mai, il attaque à Langoëlan Du Chélas, surnommé La Couronne, ancien chef chouan, car ce dernier refuse de reprendre les armes, échouant toutefois à le tuer, et sévit à Lignol en juin 1797 ; fin juillet, De Bar est à Spézet, puis à Gourin. Le 20 août 1797, à la tête de douze hommes, il attaque et pend dos-à-dos Poulizac, commissaire républicain du canton de Saint-Hernin et Quéméner, curé constitutionnel de Motreff. Il rançonne également les spéculateurs de biens nationaux.

Manoir du Moros

Les bandes républicaines  échouent à arrêter cette troupe de chouans, souvent cachée dans des forêts comme celles de Conveau, de Duault ou de Beffou pendant longtemps en dépit des détachements envoyés de Carhaix, de Rostrenen, de Gourin et du Faouët.

En novembre 1798, De Bar reçoit de Cadoudal le grade de colonel, signé par le comte d’Artois le 9 mai 1798. À cette date, De Bar commande la 7e division chouanne qui recouvre 4 cantons des Côtes-du-Nord et 4 du Finistère et du Morbihan. Au printemps 1799, il semble s’être rendu clandestinement à Brest, envisageant une action contre le port de guerre. Les éliminations continuent, par exemple dans la nuit du 11 au 12 janvier 1799 (22 au 23 nivôse an VII), sept ou huit chouans liquident l’agent de la république française Antoine Le Gallo à Querrien. Plusieurs des lieutenants de De Bar, dont Jean-Louis Tanguy, dit Ulysse et Roland Madiou, dit Sans-Quartier, tous deux originaires de Plouégat-Moysan et Poëns-Kerily, dit Philippe, sont arrêtés à Bolazec en janvier 1799, dénoncés par François Marie Buhot de Kersers, ancien prêtre défroqué de Guerlesquin, dont la tête est mise à prix par De Bar. En mars 1799, sept habitants de Guilligomarc’h sont arrêtés « prévenus de chouannage » et le même mois, six mercenaires bleus de la garnison de Landeleau sont attaqués en revenant de Spézet et l’un d’eux est tué.

Le 10 janvier 1799 (21 nivôse an VII), une troupe de chouans pénètre dans l’abbaye Saint-Maurice de Carnoët et maltraitent un ancien religieux cistercien caché dans les bois, Julien Launay, ainsi qu’un domestique de l’abbaye. En avril 1799, ils attaquent la diligence de Quimper à Lorient près de la chapelle de la Véronique en Bannalec et recommencent le 3 juillet 1799, tuant cinq des sept mercenaires bleus de l’escorte. En août 1799, De Bar est nommé commandant de la huitième légion du Morbihan, dite de Gourin mais continue aussi ses activités dans les Côtes-du-Nord et le Finistère, châtiant par exemple trois gendarmes à la recherche d’un Breton refusant la mobilisation imposée par Paris le 5 octobre 1799 à Saint-Goazec et un groupe d’une soixantaine de chouans sévit à Guengat le 30 octobre 1799. Des membres du même groupe probablement tuent le juge de paix de Scrignac le 18 novembre 1799 et celui de Briec, Pierre Briand, le 29 novembre 1799, commettant également plusieurs éliminations ciblées à Loguivy-Plougras, pillent le bourg de Scaër aux mains des ennemis de la Bretagne (où ils coupent l’arbre de la Liberté) le 10 décembre 1799 ainsi que Gourin.

Le 30 août 1799, Louis Fercoq, agent français de Lohuec poursuit avec ses soixante mercenaires en armes, 200 chouans commandés par Jean François Edme Le Paige de Bar. Vers midi, à Plourac’h, ceux-ci mangent dans une auberge. Ils ont enfermé le curé constitutionnel Conan dans la sacristie après lui avoir promis de l’exécuter quand ils auraient fini leur déjeuner. Fercoq sonne le tocsin. Les chouans se réfugient dans les rochers du Roc’h Hellou tout proches. Ils tirent longtemps sur les mercenaires bleus qui finissent pas les déloger à la baïonnette. Les chouans emportent leurs blessés mais laissent sur le terrain 9 ou 17 morts selon les auteurs. Un grand nombre de chouans sont blessés, dont Guillaume Jean Joseph de Keranflech, dit Jupiter, qui sera opéré par le chirurgien Paradis de Rostrenen. En représailles, le terroriste Louis Fercoq sera capturé et fusillé le 18 novembre par Poëns de Kerilly.

À cette époque, De Bar a son quartier général au château de Kerlouet en Plévin et réquisitionne lits et ustensiles de cuisine dans les bourgs voisins, par exemple à Motreff et Paule. Il recrute des paysans à Trébrivan, Mezle-Carhaix, Kergrist-Moëlou, Locarn, Duault, etc. et applique l’ordre de Cadoudal du 13 novembre 1799 interdisant aux hommes de moins de quarante ans de contracter mariage en interdisant aux prêtres de célébrer les dits mariages.

On signale De Bar en mai 1800 du côté de l’abbaye de Bon-Repos, puis à Guémené et, en compagnie de Frollo, l’un de ses lieutenants, il cherche à recruter de nouvelles troupes dans les environs de Quimper et vole des armes. La liquidation de l’évêque de Quimper, Yves-Marie Audrein, dans la nuit du 19 novembre 1800 (28 brumaire an IX) lui est probablement imputable.

Le 9 mars 1801, le nouveau préfet du Finistère, Francisque Joseph Rudler, est attaqué près de Bolazec par un groupe de chouans. En avril 1801, la plupart des chefs chouans émigrent en Angleterre, y rejoignant le comte d’Artois, mais pas De Bar.

Le 9 mai 1802, après avoir fait relâche au village de Kéréon en Guimiliau, sept chouans prennent en otage le traître Alain Pouliquen, propriétaire et fabriquant de toiles au village de Mescoat en Ploudiry, le conduisent au village de Lestrézec en Berrien où il est menacé de mort, puis à Scrignac où De Bar bénéficie de complicités, et le font chanter jusqu’à ce qu’il écrive dans les jours qui suivent plusieurs lettres à ses enfants exigeant une rançon de 30 000 francs, à déposer tantôt à l’auberge du Squiriou, tantôt dans une auberge de Carnoët où elle est finalement remise à De Bar, l’otage étant enfin libéré le 30 mai 1802.

Sa vie d’exil 

Avec la rançon obtenue de Pouliquen, De Bar finit à son tour par émigrer, débarquant à Guernesey le 11 juin 1802, puis rejoint d’autres chouans émigrés dans le camp de Rumsey en Angleterre. Mis au courant par Cadoudal de ses projets d’assassinat à l’encontre de Bonaparte, De Bar revient clandestinement en Bretagne, débarquant à Bréhec (plage de la commune de Plouha) dans la nuit du 20 au 21 octobre 1802 afin de préparer un soulèvement contre le Premier Consul, mais il est recherché par la police françaises et ses agents secrets. On retrouve sa trace à Carnoët, à Gourin, à Roudouallec, à Plévin, à Paule, à Duault, à Scrignac, etc. en décembre 1803 ou janvier 1804, puis il repart en Angleterre, revenant en Bretagne en avril. Une battue générale est organisée le 15 avril 1804 dans la région du Faouët-Gourin-Rostren-Callac afin de le retrouver, en vain. Des gendarmes français déguisés en déserteurs ou en paysans échouent également. Il aurait séjourné clandestinement chez le maire de Scrignac, Thépault, le 9 mai 1804. Insaisissable, on le signale, déguisé en paysan, successivement à Tréogan, Paule, Mellionnec, Ploërdut dans le courant de ce même mois, souvent en compagnie de Penanster ; en août 1804, il est signalé à nouveau à Lestrézec en Berrien, puis à Livouien en Scrignac.

L’échec du complot, puis la mort, de Cadoudal convainquent De Bar de tenter de retourner en Angleterre. Avec d’autres chouans, il embarque dans la nuit du 19 au 20 novembre 1804 dans la rivière d’Auray dans une chaloupe qui les mène à l’île d’Houat et tentent ensuite de gagner l’Angleterre par leurs propres moyens. Le mauvais temps les fait débarquer dans la baie de la Forêt près de Concarneau. Un de ses complices, Guillemot, est arrêté (il sera plus tard exécuté) mais de Bar et ses autres compagnons réussissent à s’échapper. On signale à nouveau De Bar à Scrignac. En mars 1804, il propose sa soumission au sous-préfet de Napoléonville (Pontivy), mais ses conditions ne sont pas acceptées. Il réussit alors, difficilement, à se réfugier à nouveau en Angleterre en septembre 1805 ; en octobre 1806 il s’établit à Guernesey et parfois à Jersey. Des notes de police signalent sa venue périodiquement en Bretagne entre 1806 et 1809, mais cela reste incertain. En 1810-1811 il est à Londres où il vit dans la misère et en 1812 à nouveau à Guernesey, continuant à tenter de fomenter des actions contre l'”usurpateur” et suggérant des actions aux anglais contre Napoléon Ier.

La mort du héros De Bar sur l’île d’Houat

Houat

Les circonstances de son décès, le 23 novembre 1812, sont connues par un acte du tribunal de Quimper destiné à le déclarer décédé afin de régler sa succession : « (…) le sieur Jean-François-Edme Dorcène Lepaige de Barre, émigré résidant en Angleterre, fut envoyé en mission en France par nos princes ; il débarqua à l’île d’Houat près Quiberon. On fut bientôt instruit de son débarquement et on dépêcha de Lorient le lougre l’Alerte, sous le commandement du sieur Allanioux, pour s’emparer de sa personne. Le sieur Le Paige refusa de se rendre, fit usage de ses armes et succomba percé de plusieurs balles. ».

 

Ephéméride national breton : le 22 novembre 845, le roi de Bretagne Nominoë écrase l’armée franque de Charles le Chauve à Ballon.

Ephéméride national breton : le 22 novembre 845, le roi de Bretagne Nominoë écrase l’armée franque de Charles le Chauve à Ballon.

[ISTOR BREIZH] Ephéméride national breton : le 22 novembre 845, le roi de Bretagne Nominoë écrase l’armée franque de Charles le Chauve à Ballon.

En novembre 845, à la nouvelle de l’approche du roi des Francs, Nominoë s’est retiré, derrière la Vilaine, sur un plateau sauvage cerné de marais déjà détrempés par les pluies d’octobre. Sur ces hauteurs, il tient une position unique, appuyé à gauche sur la Vilaine et à droite sur l’Oust qu’il domine, avec liberté d’action complète pour se porter sur Rieux, au cas improbable où les Francs voudraient y traverser le fleuve par le vieux gué romain de la route de Nantes à Vannes déjà inondée depuis les marées d’équinoxe. Charles le Chauve, qui franchira la Vilaine plus au nord, devra de toutes façons passer à la portée de Nominoë pour rejoindre la voie romaine de Nantes à Vannes. C’est ce qu’attend le Breton pour engager la bataille décisive, qu’il espère victorieuse grâce à son excellente cavalerie, bien faite pour ce terrain dénudé et légèrement accidenté.

Les calculs du chef breton étaient justes : selon toute vraisemblance, Charles, après avoir quitté la Vilaine à Langon, — célèbre encore par son temple romain —, débouche sur les landes de Bains à l’aube du 21 novembre. C’est là qu’eut lieu le choc décisif. Le combat, qui avait dû s’amorcer aux environs de Renac, se déroula sur la grande lande appelée aujourd’hui « lande de la Bataille », le long du ruisseau du même nom qui vit ses flots se changer en sang, dit la légende locale. Durant deux jours la bataille fut indécise. Malgré leurs attaques, les Francs ne purent forcer le passage de l’#Oust et furent rejetés en désordre sur la Vilaine. C’était le 22 novembre, en la fête de saint Colomban, le vieux saint irlandais…
Voici comment la chronique raconte le dur combat : « Pour mater l’insolente audace des Bretons, Charles est entré en Bretagne avec une grande armée. Les Saxons enrôlés pour recevoir les attaques tournantes des cavaliers rapides sont placés en première ligne. Mais écrasés dès le premier assaut par les javelots des Bretons, ils se replient sur l’armée. Les Bretons, selon leur coutume, montés sur des chevaux dressés pour ce genre de combat, courent çà et là ; tantôt ils se précipitent sur la ligne serrée des Francs et de toutes leurs forces lancent en plein contre eux leurs javelots ; tantôt ils simulent la fuite et n’en fichent pas moins leurs javelots dans la poitrine de ceux qui les poursuivent. Les Francs, accoutumés qu’ils étaient à combattre de près, épée contre épée, restaient sans bouger frappés de stupeur, effrayés par la nouveauté de ce danger inconnu auparavant et incapables de poursuivre (l’ennemi), aussi bien que de se défendre en bataillons serrés. La nuit survint qui interrompt le combat. Parmi les Francs beaucoup avaient péri, un plus grand nombre étaient blessés, une multitude de chevaux avaient péri. Le lendemain, la bataille recommence, mais elle se termine par un plus grand désastre. A cette vue, Charles, démoralisé et terrifié, s’enfuit en secret, de nuit, à l’insu de son armée, abandonnant pavillon, tente et tous les ornements royaux. A l’aube, lorsqu’elle s’aperçoit de la fuite du roi, l’armée est en pleine panique et ne songe plus qu’à fuir. Les Bretons se précipitent avec de grands cris sur le camp des Francs qu’ils envahissent rempli de toutes ses richesses : ils s’emparent de tout le butin ; ils poursuivent l’armée des Francs dans sa fuite ; tous ceux qu’ils rencontrent ils les tuent ou les font prisonniers ; la fuite sauva les autres. Enrichis des dépouilles des Francs et équipés avec leurs armes, les Bretons rentrent chez eux ».

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Éphéméride national breton : Caradeuc de la Chalotais mène victorieusement la lutte du parlement national breton contre l’exploitation fiscale de la Bretagne par la monarchie française

Éphéméride national breton : Caradeuc de la Chalotais mène victorieusement la lutte du parlement national breton contre l’exploitation fiscale de la Bretagne par la monarchie française

[ISTOR BREIZH] Le 21 novembre 1763, la levée arbitraire et illégale de nouveaux impôts en Bretagne par la monarchie française pour mener sa guerre impérialiste face à la Grande-Bretagne déclenche l’insurrection politique du parlement national breton mené par Louis René de Caradeuc de la Chalotais. Après une lutte politique de plus dix ans, le patriote breton, exilé par Paris hors de Bretagne, fait plier le roi de France et rentre triomphalement en Bretagne en 1775.

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Ephéméride national breton : le 20 novembre 1932, le groupe armé “Gwenn ha Du” stoppe le train chef du gouvernement français en faisant sauter la voie de chemin de fer

Ephéméride national breton : le 20 novembre 1932, le groupe armé “Gwenn ha Du” stoppe le train chef du gouvernement français en faisant sauter la voie de chemin de fer

[ISTOR BREIZH] Le 20 novembre 1932, un attentat détruit la voie ferrée entre Orsay et Nantes au niveau de la ville d’Ingrandes-sur-Loire (Maine-et-Loire).

La bombe a été fabriquée par le militant Célestin Lainé puis posée et activée par son camarade Francis Bayer du Kern, aidé par deux hommes du groupe armé nationaliste “Gwenn ha Du”.

Cet attentat avait pour but de bloquer le train d’Edouard Herriot, chef du gouvernement français, qui se rendait à Nantes pour les fêtes de commémoration des 400 ans de l’annexion de la Bretagne par la France.

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Ephéméride national breton : 19 novembre, la duchesse Anne demande en mariage le futur empereur d’Autriche pour sauver l’indépendance de la Bretagne

Ephéméride national breton : 19 novembre, la duchesse Anne demande en mariage le futur empereur d’Autriche pour sauver l’indépendance de la Bretagne

[ISTOR BREIZH] A l’automne 1490, Anne, duchesse de Bretagne depuis le 9 septembre 1488, continue de faire face au péril de l’annexion par la France. En 1487, une puissante armée française avait envahi la Bretagne au terme d’une effroyable campagne de destruction et de meurtres. Par le traité carthaginois dit du “Verger”, les Français avaient exigé et obtenu de l’ancien duc François II, père d’Anne, que celle-ci ne puisse se marier à quiconque sans l’autorisation préalable du roi de France, Charles VIII. L’objectif de ce dernier était de donner un semblant de légalité à son projet d’annexion sanglant de la Bretagne en obligeant Anne à l’épouser à sa majorité.

Conseillée par son tuteur, le maréchal de Rieux, et par les barons patriotes qui lui sont restés fidèles, Anne cherche à nouer une alliance matrimoniale avec un grand souverain étranger qui pourrait l’aider à repousser les Français et préserver l’indépendance de la Bretagne. Le 19 novembre 1490, en dépit du traité du Verger imposé à François II par l’envahisseur français, elle conclut un mariage par procuration avec Maximilien d’Autriche, héritier du trône du Saint-Empire romain germanique, allié des Anglais et des Espagnols, les ennemis traditionnels de la France. 

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Éphéméride national breton : 18 novembre 1305, mort de notre duc Jean II à Lyon

Éphéméride national breton : 18 novembre 1305, mort de notre duc Jean II à Lyon

[PNB] C’est à Lyon, le 18 novembre 1305, que meurt Jean II, Duc de Bretagne, à l’âge de 64 ans. A 31 ans, il participe à la huitième croisade, en Tunisie, aux côtés de son père, alors duc, Jean I. Il meurt accidentellement lors de sa rencontre avec le Pape Clément V. Il est inhumé aux Carmes de Ploërmel, qu’il avait fondés, après que son corps soit ramené en Bretagne par la Loire.

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17 novembre 1793 : les troupes terroristes de la république française font massacrer les patients des hôpitaux de Fougères

17 novembre 1793 : les troupes terroristes de la république française font massacrer les patients des hôpitaux de Fougères

[DALC’HOMP SONJ] Le 17 novembre 1793, les hordes de soudards français aux ordres du gouvernement terroriste de Robespierre pénètrent à Fougères.

Commandées par le général Canuel, auteur du crime de masse de Savenay, en Bretagne, où il fait fusiller par centaines femmes et enfants, et par le général Amey, connu pour sa sauvagerie, ayant fait incinérer vivants femmes et enfants dans des fours en Vendée, les troupes républicaines déclenchent une vague de terreur. Les hôpitaux de la ville sont investis et leurs malades, accusés d’être des chouans, sont sauvagement égorgés par les terroristes. Les cimetières de la ville ne suffisent pas à enterrer les victimes.

Quelques jours plus tard, le 23 novembre, Fougères est libérée par les troupes vendéennes de la Rochejaquelein. Les bandes terroristes aux ordres de Paris doivent fuir en catastrophe. Repliés à Antrain, les égorgeurs français activent un tribunal politique chargé de mener les assassinats de masse pour le compte du régime républicain, mais la pression chouanne les force à se replier sur Rennes  où elles continuent leur effroyable carnage.

Breton, souviens-toi !

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